Rino della negra footballeur et partisan

Nos amis de la Bibliothèque Fahrenheit nous ont transmi cette note de lecture d’après le livre RINO DELLA NEGRA, FOOTBALLEUR ET PARTISAN
Vie, mort et mémoire d’un jeune footballeur du « groupe Manouchian »
de Dimitri Manessis et Jean Vigreux aux Éditions Libertalia.

« Nous sommes les Red Star fans / On vient de la banlieue rouge / Et la Rino s’enflamme / Toujours pour l’Étoile Rouge » chantent les supporters du stade Bauer de Saint-Ouen. Le nom de leur tribune : Rino Della Negra, rend hommage à l’ancien joueur de l’équipe, réfractaire au STO, membre du groupe Manouchian, fusillé à vingt ans au Mont Valérien le 21 février 1944. Dimitri Manessis et Jean Vigreux, après un impressionnant travail de recherche, dans les archives de la police notamment, analysent la vie de cette icône du football populaire et de la Résistance, ainsi que sa mémoire. « Loin d’une conception figée et surannée de “l’identité nationale“, la biographie de Rino Della Negra s’intègre dans cette histoire d’un pays qui a pu accueillir par-delà les difficultés, qui a su se construire grâce aux échanges multiples, et dont les membres des FTP-MOI ont pu écrire l’une des pages les plus lumineuses. »

Il reviennent sur les origines frioulanes de sa famille, sa naissance en 1923 à Vimy, dans le Pas-de-Calais, l’installation dans le quartier italien de « Mazzagrande » à Argenteuil alors qu’il a trois ans, où il grandit dans « un îlot de solidarité et de fraternité » et dans un cadre de politisation antifasciste, « un laboratoire municipal du Front populaire où l’éducation, les loisirs et le sport deviennent des vecteurs de la socialisation des habitants ». À 14 ans il rentre dans le monde du travail comme ajusteur à Asnières, il découvre brutalement la répression patronale, et en 1938, plusieurs de ses amis rejoignent les Brigades internationales. En décembre 1941, l’ex-député d’Argenteuil et rédacteur en chef de l’Humanité, Gabriel Péri, est fusillé avec d’autres otages. Les auteurs suivent également les traces des différents clubs de football dans lesquels il évolue. Réfractaire au STO en février 1943, il entre en clandestinité et rejoint les FTP-MOI, tout en continuant à jouer sous son vrai nom. Il distribue des tracts, récupère des armes et participe à des sabotages au sein du troisième détachement italien, sous le matricule 10 293 et avec le pseudonyme de « Gilbert Royer ». Dimitri Manessis et Jean Vigreux rapportent plusieurs attentats auxquelles il a…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: lundimatin

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