Seule la mobilisation populaire fonctionne
La mairie de Saint-Herblain, commune de banlieue située à l’ouest de Nantes, a eu la surprise de voir sa façade redécorée dans la nuit du 18 au 19 février. En cause ? L’accueil d’ une réunion publique du RN au grand B, centre socioculturel au cœur du plus grand quartier populaire de l’agglomération nantaise.
« Mairie collabo », « RN=NAZI » pouvait-on lire, et des affiches « pas de fachos ici » ont été collées dans tout le quartier. Un communiqué a été envoyé à la presse : «L’extrême droite a de nouveau montré son vrai visage dimanche dernier en attaquant sauvagement nos camarades parisiens antifascistes et poignardant un syndicaliste. Nous affirmons que le fascisme n’a pas changé, et que le maire de Saint-Herblain en accueillant dans ses locaux un meeting de l’extrême droite samedi 22 février est un collabo», explique ce texte, parlant d’un «affront aux gens» qui vivent dans les quartiers populaires «et sont les premiers touchés par les idées racistes et nauséabondes du RN».
Un appel à mobilisation antifasciste à proximité de la salle avait été lancé, affichant également son soutien aux camarades agressés par des néonazis à Paris dimanche dernier. Une dizaine de partis et organisations de gauche (LFI, CGT, dispac’h…) avait également publié un communiqué pour demander l’annulation de cette réunion.
En région nantaise, à chaque fois que le RN tente d’y mettre les pieds, la réponse ne se fait pas attendre. La mairie de Savenay avait subi le même sort le mois dernier, après avoir prêté une de ses salles au RN. À Vertou et Orvault en fin d’année dernière également, des manifestations avaient été organisées. Mais ce mouvement ne date pas d’hier : Nantes a toujours su accueillir les fascistes.
En 2016 la permanence du Front National ouverte quai de Versailles, en face de la Préfecture de Nantes, avait été contrainte de fermer…
Auteur: B

