Riposter contre l’extrême droite

Dans un précédent article, je soulignais qu’il y avait urgence à apporter une réponse collective et à reconstruire un rapport de force face à l’impressionnante répression du mouvement social mobilisé pour la Palestine. En quelques semaines, la situation s’est encore accélérée, à tous les niveaux.

D’un côté, l’extrême droite a remporté 40 % des suffrages exprimés aux européennes et se trouve aux portes du pouvoir à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Elle se renforce, attirant à elle une partie de la bourgeoisie républicaine, comme Éric Ciotti, et dépassant une partie de ses divisions, avec le ralliement de Marion Maréchal au Rassemblement national. On peut ajouter que, par leur complaisance à l’égard de ce bloc, les médias portent une responsabilité historique dans ses succès : qu’il s’agisse du temps d’antenne concret qui lui est accordé ou, inversement, de la diabolisation de la gauche, on se croirait revenu au temps du « plutôt Hitler que le Front populaire ».

L’intérêt de ce front réside (…) dans le fait qu’il dépasse le simple accord électoral (…) pour constituer un front social et politique.

Car effectivement, de l’autre côté, il y a bien eu une réponse de notre camp social, sous une forme qui peut sembler d’abord inattendue, celle du Nouveau Front populaire (NFP). La demande d’unité à la base a en effet été très forte et a fait pression partout, y compris sur les partis. Pourtant, l’intérêt de ce front réside peut-être précisément dans le fait qu’il dépasse le simple accord électoral d’union des gauches, pour constituer un front social et politique, comprenant à la fois des partis et des syndicats, mais aussi des collectifs antiracistes, féministes, LGBTI+, écologistes, etc. C’est cette nature composite qui constitue l’intérêt du NFP, mais bien sûr également ses…

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Auteur: Aurore Koechlin