L’épilogue du budget 2026 est attendu le 2 février. Au terme d’une dernière étape à l’Assemblée nationale, les motions de censure contre le projet de loi de finances devraient subir le même sort qu’en nouvelle lecture, et le projet de loi devrait être considéré comme adopté, mettant un terme après quatre mois laborieux de débats parlementaires. La France disposera donc de ses deux grandes lois financières pour l’année, celui relatif au budget de l’État, s’ajoutant à la loi de financement de la Sécurité sociale, dont la conclusion est arrivée début décembre.
Le pays est toutefois loin d’en avoir fini avec les problèmes budgétaires. L’enjeu est désormais de suivre la bonne exécution de ces lois financières. De s’assurer que le déficit public ne dérape pas au-delà des 5 %. Hier, la ministre des Comptes publics comme plusieurs sénateurs ont insisté sur la nécessité de surveiller l’application du budget 2026. Il faut dire que du côté de la Sécurité sociale, des signaux d’alerte apparaissent déjà à l’horizon.
Moins de deux mois après sa promulgation, la trajectoire fixée en loi de financement de la Sécurité sociale serait-elle déjà caduque ? Déjà dégradé de deux milliards d’euros supplémentaires par rapport à la copie initiale, le déficit prévu en 2026 de 19,4 milliards d’euros pourrait se creuse un peu plus. La mise en garde est venue du Haut Conseil du financement de la protection sociale,
Auteur: Guillaume Jacquot

