Les États-Unis ont menacé d’imposer des droits de douane à tout pays fournissant du pétrole à Cuba, accentuant ainsi la pression sur l’île, déjà soumise à un embargo commercial depuis des décennies et à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis le mois dernier.
Le Venezuela était le principal fournisseur de pétrole de La Havane, mais Washington a intensifié la pression sur Cuba ces dernières semaines, notamment par un décret exécutif publié fin janvier menaçant d’imposer des droits de douane supplémentaires aux pays qui vendent du pétrole à Cuba, dont le Mexique.
« Je peux vous dire que le Secrétaire général est extrêmement préoccupé par la situation humanitaire à Cuba, qui va s’aggraver, voire s’effondrer, si ses besoins en pétrole ne sont pas satisfaits », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, cette semaine.
Le chef de l’ONU a rappelé que l’Assemblée générale des Nations Unies réclame la levée de l’embargo américain depuis plus de trente ans : « Le Secrétaire général exhorte toutes les parties à poursuivre le dialogue et à respecter le droit international ».
Crise du carburant
La crise du carburant a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires pour les Cubains, de graves pénuries de carburant et d’importantes coupures de courant dans tout le pays.
« Ce que nous constatons actuellement, surtout après les récents événements au Venezuela, est un mélange d’émotions », a déclaré Francisco Pichon, le plus haut responsable des Nations Unies à Cuba, décrivant « un mélange de résilience, mais aussi de chagrin, de tristesse et d’indignation, et une certaine inquiétude quant à l’évolution de la situation régionale ».
Trente-deux Cubains ont été tués au Venezuela le 3 janvier lors de l’opération américaine visant à capturer M. Maduro.
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Auteur: Nations Unies FR

