Risque « faible » de méningiome : alerte sur les pilules à base de désogestrel

Près de 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette…) vont recevoir un courrier nominatif les informant d’un risque « faible » de développer un méningiome, annonce ce jeudi 10 septembre l’agence française du médicament.

En cas de « maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre ou du langage, perte de mémoire, ou épilepsie nouvelle ou aggravée », ces femmes doivent consulter leur médecin, indique le courrier de l’ANSM, et une imagerie cérébrale (IRM) pourra être réalisée. Car ces symptômes peuvent être dus à l’apparition d’un méningiome, une tumeur qui se développe à partir des méninges – les membranes entourant le cerveau – et qui peut causer de lourdes séquelles (vision troublée, perte auditive, d’odorat, céphalées, pertes de mémoire, crises d’épilepsie…).

« Ce risque est faible »

Toutefois, le risque pour ces femmes de développer un méningiome est très inférieur à celui lié à la prise d’Androcur, Lutényl, Lutéran, Colprone, Depo Provera, soit des progestatifs pour lesquels une surveillance par imagerie cérébrale est systématiquement préconisée. « Ce risque (de méningiome, ndlr) est faible, sans commune mesure avec celui de l’Androcur, qui était multiplié par 20 au bout de cinq ans », a souligné le Dr Isabelle Yoldjian, directrice médicale de l’autorité…

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Auteur: Rédaction Public Sénat