Interpellé en pleine rue jeudi dernier, l’écrivain et voyageur Ritchy Thibault a été emprisonné. Il lui est reproché un discours prononcé à Saint-Denis lors d’une assemblée générale de lycéens. Une audience se tiendra ce lundi à 13h au tribunal de Bobigny qui statuera sur sa libération dans l’attente d’un procès ou son maintien en détention, ce qui serait un très mauvais signal envoyé aux lycéens plus que jamais mobilisés.
Il y a des fabricants de destins qui l’aimeraient clandestin.
Certains commencent dans des amphithéâtres, d’autres dans les caravanes ou sur des rond-points de campagne. Celui de Ritchy Thibault semble, lui, avoir trouvé un drôle de raccourci : viré d’hémicycles, en passant par un trop entier stratagème ou tactique on ne sait plus tellement on le retrouve forcément aux abords dès le premier jour d’un lycée de banlieue à celle à nouveau des tribunaux.
Le voilà érigé en quasi responsable de la contestation, incarnation autocentrée pour le Parquet – proclamée d’une jeunesse qui ne supporterait plus rien — ni l’ordre, ni l’autorité, ni les institutions, et encore moins ceux qui prétendent les représenter. À chaque mobilisation son cortège, à chaque polémique sa réponse proportionnée, à chaque interpellation sa détermination sauf qu’à chaque fois ou presque il y a un mort, qui un voyageur traîné sur 100 m par la Municipale qui un maire véreux cloitrant une aire de « gens-du-voyage ».
Voir en Ritchy Thibault une sorte de porte-parole naturel des populations opprimées semble se dessiner assez fiablement au fil des mois et parfois des semaines, au fil des des émeutes vraies révoltes pour la faim, pour la fin des coups et des étranglements sur la voie publique jusqu’au fond des mitards.
Chatgpt dirait : c’est là que le personnage devient intéressant. Il se retrouve quasiment à chaque procédure a établir un rapport de force – comme…
Auteur: dev
