Souvent implicites, les positions du Medef et du parti à la flamme aboutissent à des mesures qui instrumentalisent ou fragilisent les immigrés, qu’ils soient présents sur le sol français ou candidats à l’entrée. Voici quatre exemples significatifs de ces convergences par lesquelles les intérêts économiques du patronat croisent les objectifs politiques du RN, au détriment des droits des étrangers.
Une immigration choisie, « utile » et jetable
Le concept d’immigration choisie, promu sous Nicolas Sarkozy, revient régulièrement dans le discours du Medef et dans certaines prises de position du Rassemblement national. Pour le patronat, l’objectif est de répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs en tension (bâtiment, restauration, agriculture, santé, etc.). Le RN, tout en affichant une opposition de principe à l’immigration, accepte parfois l’idée de faire venir des travailleurs étrangers « utiles », mais de manière temporaire et strictement encadrée.
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Ainsi la postfasciste Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres italien, qui promettait de fermer les frontières a-t-elle accueilli 500 000 travailleurs étrangers, considérés comme « utiles ». Cette vision transforme les immigrés en ressources économiques remplaçables, sans perspective de stabilité ou de droits durables (accès au séjour, à la famille, à la nationalité, etc.). La personne immigrée devient alors un travailleur sans droits, accepté uniquement s’il reste invisible, docile et rentable.
La sous-traitance et l’exploitation invisible des travailleurs immigrés
Dans certains secteurs comme l’agriculture,…
Auteur: Pierre Jacquemain

