Le « front républicain » formé pour contrer le Rassemblement national fonctionnera-t-il ? Les Français commencent samedi à donner leur réponse, dans les outre-mer et en Amérique, pour un week-end d’élections législatives aux enjeux historiques.
Les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon, la petite collectivité française de l’Atlantique-nord, sont les premiers appelés aux urnes samedi. Dans l’unique circonscription du territoire où les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 (12h00 heure de Paris), un divers droite et un socialiste s’affrontent en duel.
Suivront la Guyane, les Antilles, les Français vivant sur le continent américain et la Polynésie puis la Nouvelle-Calédonie dans la soirée. Les Français vivant en métropole et dans les autres territoires d’outre-mer voteront dimanche.
Au niveau national, rarement des élections législatives auront déchaîné autant les passions, suscité l’anxiété des uns ou l’espoir de ceux qui, en votant pour le parti de Marine Le Pen, veulent donner à sa famille politique la possibilité de gouverner.
Un gouvernement issu de l’extrême droite en France serait une première depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Quelques heures avant la fin de la campagne électorale vendredi à minuit et le début d’une période de réserve, plusieurs sondages semblaient montrer un resserrement entre les trois blocs: le RN et ses alliés, l’alliance de gauche Nouveau Front populaire (NFP) et les macronistes.
Dans l’Assemblée nationale qui sortira des urnes dimanche, le RN et ses alliés n’auraient pas la majorité absolue, selon ces enquêtes. Ils en seraient même assez éloignés, avec selon l’Ifop 170 à 210 sièges, et selon Ipsos 175 à 205, pour une majorité absolue fixée à 289 députés. Ils seraient talonnés par le NFP (155 à 185 sièges chez Ifop, 145 à 175 chez Ipsos) et suivis par les macronistes (120 à 150 sièges chez Ifop, 118 à 148 chez Ipsos).
« Parti unique…
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Auteur: AFP

