Face à l’essor rapide de systèmes d’armes dotés d’une autonomie croissante liée à l’intelligence artificielle (IA), l’ONU appelle les États à agir sans tarder pour que les progrès technologiques ne prennent pas de vitesse le droit international.
L’émergence des systèmes d’armes autonomes létales (SALA), ou « robots tueurs », pose de graves problèmes ; ces armes guidées par l’IA peuvent cibler et éliminer des humains sans intervention humaine directe. Cet usage de l’IA à des fins militaires soulève d’importants défis éthiques, juridiques et sécuritaires.
Quels risques posent les armes autonomes ?
Les conflits armés actuels ont montré une utilisation croissante des drones sur le champ de bataille, non seulement pour mener des missions de surveillance et de renseignement, mais aussi pour mener des missions offensives.
Début septembre, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » par l’utilisation présumée par l’armée russe d’un drone tueur autonome en Ukraine, une technologie que Kyïv aurait également testée.
Alors que le ciblage des civils est déjà strictement interdit par le droit international humanitaire, la distinction entre combattants et non-combattants reste complexe sur le terrain pour ces armes « autonomes ». Le risque majeur est de confier des décisions de vie ou de mort à des machines incapables de faire cette différence essentielle.
Besoin de législations contraignantes
À quelques mois de la Conférence d’examen de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC), prévue à Genève en novembre 2026, le chef de l’ONU et la Croix-Rouge ont renouvelé leur appel à des règles contraignantes sur les armes autonomes.
« Nous sommes maintenant dangereusement proches de franchir une ligne rouge morale : le ciblage autonome des humains par des machines », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres,…
Auteur: ONU France
