La quatrième aura été la bonne : au bout du suspense, le numéro 3 mondial Alexander Zverev a fini par décrocher à Roland-Garros, dimanche 7 juin 2026, son premier titre en Grand Chelem, après trois échecs en finale de tournois majeurs.
Né un an après la dernière victoire d’un joueur allemand en Grand Chelem (Boris Becker à l’Open d’Australie 1996), le joueur de 29 ans s’est imposé en cinq manches et 4 h 16 de jeu contre l’Italien Flavio Cobolli (14e) pour clôturer une édition qui aura déjoué tous les pronostics.
Les fantômes de deux finales manquées en Grand Chelem
Plus résistant à la chaleur que le numéro 1 mondial Jannik Sinner, victime d’une défaillance majuscule au deuxième tour, plus autoritaire contre les jeunes loups du circuit que Novak Djokovic (4e), sorti au troisième tour par Joao Fonseca (29e), Zverev a été le seul prétendant à tenir son rang jusqu’au bout à Paris.
Mieux entré dans le match qu’un Cobolli sans doute tendu pour sa première finale en Grand Chelem à 24 ans, le Hambourgeois a offert le break à son adversaire à 3-3 dans la deuxième manche, enchaînant une double faute et une faute grossière en coup droit.
Quelques jeux plus tard, Cobolli ne se faisait pas prier pour égaliser à une manche partout. Les fantômes des deux premières finales de Zverev en Grand Chelem (US Open 2020 et Roland-Garros 2024), perdues après avoir mené d’une ou deux manches, resurgissaient soudain sur le Central parisien baigné de soleil.
Impérial au service
À nouveau impérial au service, l’Allemand a cependant repris le contrôle du match dans la troisième manche. Menaçant sur quasiment tous les jeux de service de Cobolli, l’Allemand a fini par trouver l’ouverture à 5-4 en sa faveur, sur un coup droit dans le couloir de l’Italien.
Un an et demi après sa dernière finale majeure, perdue en trois sets contre Jannik Sinner à l’Open d’Australie,…
Auteur: La Croix (avec AFP)

