La Coupe du monde est terminée. L’Argentine a laissé son titre à l’Espagne, après une des moins belles finales de l’histoire de la compétition… Pendant un peu plus d’un mois, on a vibré, on a chanté, on s’est passionnés, on s’est engueulés aussi… Bref, on a vécu : football.
Mais derrière le spectacle, derrière les buts et les émotions, il y a une autre Coupe du monde. Une Coupe du monde dont on a peut-être moins parlé. Celle de l’argent, des intérêts politiques, des visas, des supporters empêchés de venir, des étrangers pas toujours les bienvenus, et d’une FIFA davantage préoccupée par son business que par le football et ceux qui le font vivre.
Alors évidemment, on pourra toujours nous dire que le football rassemble. Et c’est vrai. Mais peut-on vraiment prétendre organiser une Coupe du monde pour le monde entier quand une partie du monde ne peut pas y accéder ? Quand les billets deviennent hors de prix ? Quand les considérations politiques s’invitent jusque dans les décisions sportives ?
Est-ce qu’on est encore face à une grande fête populaire… ou est-ce que la Coupe du monde est devenue un gigantesque produit commercial et politique ? Infantino le président de la FIFA ira même jusqu’à dire que cette coupe du monde est le plus grand événement culturel et social de tous les temps. On ne sait plus si on doit rire ou pleurer avec lui…
Pour faire le bilan de cette Coupe du monde et de ce qu’elle nous dit du football d’aujourd’hui on reçoit le journaliste Romain Molina.
Auteur: Le Média

