Rome pour décors : de Rossellini à Sorrentino, notre sélection de 5 films

« Rome, ville ouverte », de Roberto Rossellini (1945)

C’est la Rome martyre et résistante qui sert de cadre au chef-d’œuvre de Roberto Rossellini. Il relate un épisode tragique de l’occupation allemande au cours duquel un communiste et un prêtre, réunis dans le combat contre l’ennemi commun, sont arrêtés et exécutés par la Gestapo durant l’hiver 1944. Le réalisateur tourne sur les lieux mêmes du drame, dans une ville tout juste libérée qui porte encore les stigmates de la guerre.

Réalisé avec des moyens sommaires et de nombreux acteurs non professionnels, le film rompt avec les artifices du cinéma. Il ouvre ainsi la voie au néoréalisme italien tout en lui donnant un visage, celui sacrificiel d’Anna Magnani.

« Fellini Roma », de Federico Fellini (1972)

Déclaration d’amour du cinéaste à sa ville d’adoption, le film se présente comme une succession de saynètes qui mêle les genres et les époques : du documentaire à la fiction, des années 1930 à la Rome moderne. Présent et passé s’y entrechoquent dans un tourbillon assourdissant, baroque et fantasmatique, qui culmine dans un sarcastique défilé de mode ecclésiastique organisé dans le palais d’un aristocrate. Tout est dit de Federico Fellini et de son univers débordant, dans ce film manifeste, véritable concentré de son art de la mise en scène.

« Gente di Roma », d’Ettore Scola (2003)

Après avoir été le cadre de la plupart des films d’Ettore Scola, de Nous nous sommes tant aimés à La Terrasse en passant par Une journée particulière, Rome en est ici le cœur battant. Trente ans après Fellini, il livre sa propre vision de Rome à l’aube des années 2000. Filmant depuis le lever du jour jusqu’à la nuit, il suit le parcours d’un bus à travers la ville et capte au passage des scènes de la vie quotidienne dans un mélange de documentaire et de fiction. Il y livre au passage une réflexion douce-amère sur une…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Céline Rouden

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