Un article qui parle de Paris, mais qui peut être utile aussi pour alimenter la réflexion dans d’autres contrées, moyennant des adaptations et changements d’échelle ad hoc.
Suivi d’un nouveau communiqué « des camarades du S », qui revient sur Ste Soline, sur la lutte et ce monde de merde.
S’organiser, maintenant – L’organisation autonome ouverte permet un dépassement des dynamiques qui prédominent actuellement dans les espaces ouverts et les actions rejoignables à Paris. Parce qu’on ne construit pas un rapport de force en « montrant sa force », mais bien en s’en servant, les espaces qui nous manquent sont des lieux tournés vers l’organisation collective, et non des caisses d’enregistrement de stratégies décidées ailleurs ou des relais d’appels. Nous voulons des lieux de discussion politique de fond et de construction collective de nos cibles, ainsi que des moyens à se donner pour les atteindre. Cela implique de se doter d’outils pour prendre des décisions : être efficaces malgré le nombre et les divergences internes, c’est faire reposer sur le cadre de l’organisation même la possibilité de réaliser nos objectifs.
Rompre avec la passivité, recommencer à s’organiser
(…)
Mais malgré notre nombre, nous ne parvenons que rarement à obtenir de véritable victoire tactique contre le dispositif policier. Les formes que prennent les affrontements sont largement déterminées par la stratégie policière qui nous impose sa logique, ce qui diminue nos chances de l’emporter et tend à contenir la portée de nos initiatives. Aucune réponse tactique collective n’a été en mesure de briser cet enfermement.
(…)
Outre la question immédiate de l’affrontement, cette atomisation nous nuit sur le plan stratégique. L’absence d’espaces communs où échanger et prendre le temps de nous organiser ensemble nous empêche de constituer une force capable d’imposer ses propres mots d’ordre. De ce fait nous restons…
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