Roxane Butterfly, les pieds du papillon



« Les pieds qui parlent », soirée tap dance organisée par Roxane Butterfly, accompagnée d’Adele Joel, Andrea Alvergue et Claire Miller, jeudi 25 juillet, Maison de la conversation, 12, rue Maurice-Grimaud, 75018 Paris, 10 euros. Réservations ici.

En français, on parle de claquettes. Aux États-Unis, de tap dance. C’est un peu caricatural, mais, en gros, deux traditions s’opposent. D’un côté, les claquettes de la comédie musicale, celles pratiquées par les chorus girls de Busby Berkeley, par Gene Kelly, Ginger Rogers ou Fred Astaire. Les mouvements sont travaillés, les danses sont souvent effectuées à deux et les pas de claquettes se contentent parfois d’ornementer la chorégraphie. De l’autre, la tradition des Hoofers. Là, les artistes sont aussi et peut-être avant tout des musiciens. On entend des rythmiques complexes, on privilégie l’improvisation, on aime enchaîner les solos et les dynamiques de question-réponse. En participant aux révolutions du be-bop et du hard bop, le tap dance des Hoofers est devenu une composante fondamentale de l’histoire du jazz.

Elle doit son surnom de « papillon » à son mentor qui voulut ainsi honorer sa légèreté et l’impressionnante rapidité d’exécution de ses pas.

Engagés pour certains, ses danseurs se sentent alors revêtus d’une mission : rappeler l’importance de leur art et reconnaître son héritage, ancré dans la période de l’esclavage. En France, on a longtemps méconnu ou eu peu accès au tap des Hoofers. Des stages ont vu le jour, certains ­Américains se sont produits à Paris, Gregory Hines ou Savion Glover. Mais la reconnaissance n’a jamais vraiment pris. Pourtant, Paris compte dorénavant parmi ses habitants une grande représentante de cette tradition. Française, Roxane…

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Auteur: Pauline Guedj

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