Une victoire pour le gouvernement. La justice britannique a levé vendredi 29 août une interdiction temporaire d’héberger des demandeurs d’asile dans un hôtel au nord de Londres.
Une cour d’appel a estimé qu’en première instance, le juge avait « commis plusieurs erreurs » dans sa décision qui imposait à plus de 130 demandeurs d’asile de quitter le Bell Hotel, à Epping, avant le 12 septembre. Plusieurs manifestations anti-immigration, pour certaines violentes, avaient eu lieu devant cet hôtel ces dernières semaines.
Elles ont démarré après l’inculpation d’un demandeur d’asile hébergé dans l’hôtel, accusé d’avoir tenté d’embrasser une adolescente de 14 ans à Epping, ce qu’il nie. Cet Ethiopien de 38 ans était arrivé quelques jours plus tôt en traversant la Manche sur un petit bateau.
Plusieurs autres villes du pays ont également connu des rassemblements pour protester contre l’accueil de demandeurs d’asile dans des hôtels. Plus de 111 000 personnes ont demandé l’asile au Royaume-Uni ces 12 derniers mois, un record. Les autorités ont l’obligation d’héberger celles qui n’ont pas de solution d’accueil et 32 059 demandeurs d’asile étaient hébergés dans des hôtels à la fin juin.
Recours en justice du conseil local d’Epping
Le 11 août, le conseil local d’Epping avait déposé un recours en justice pour empêcher l’hébergement de demandeurs d’asile au Bell Hotel. La justice lui avait donné raison la semaine dernière. Mais le ministère de l’intérieur et l’hôtel ont fait appel de cette décision.
Le juge de première instance a « ignoré la conséquence évidente » que la fermeture d’un hôtel nécessitait d’« identifier » d’autres structures d’accueil pour les demandeurs d’asile, a fait valoir la cour d’appel. Une telle décision aurait « pu inciter » d’autres conseils locaux à demander la fermeture des hôtels…
Auteur: La Croix (avec AFP)

