Six allocataires finistériens du revenu de solidarité active (RSA), soutenus par la CGT, ont assigné en justice le président du conseil départemental du Finistère et son ancien directeur de l’insertion pour contester les méthodes de contrôle dont ils et elles ont été l’objet. Le président du département a fait de l’audience au tribunal de Brest le 15 juin 2026 une tribune où vanter « l’efficacité » du « plan RSA » départemental déployé depuis 2021 pour « remettre les allocataires au boulot ». Il explique la chute du nombre d’allocataires (-27 % entre début 2021 et fin 2025, soit environ 4 500 personnes) par le « coaching » financé par le département.
Une confusion déjà bien ancrée dans le débat public entre contrôle de la recherche d’emploi et lutte contre la fraude.
Selon lui, 65 % des sorties du RSA seraient des sorties vers l’emploi – ce qui au passage interroge sur la situation des 35 % restants. Quelle que soit « l’efficacité » de cette politique, ce procès n’avait pas pour objet les politiques d’insertion mais le traitement des allocataires lors des contrôles. Ces propos contribuent à entretenir une confusion déjà bien ancrée dans le débat public entre contrôle de la recherche d’emploi et lutte contre la fraude. Depuis la loi du 18 décembre 2023, les allocataires du RSA sont obligés de s’inscrire à France Travail et de signer un contrat d’engagement.
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Pour la majorité d’entre eux, il contient un métier recherché et les actions à entreprendre pour que cette recherche soit fructueuse. Des contrôles visent à vérifier que les allocataires recherchent activement un emploi ou entreprennent…
Auteur: Claire Vivès

