Le chômage repart à la hausse. La pauvreté augmente. Les inégalités aussi. Les obsessions de la Macronie, elles, demeurent. Taper sur les chômeurs, restreindre toujours plus leurs droits et, ainsi, affaiblir, plus largement, l’ensemble des salariés du pays. L’accord trouvé entre les partenaires sociaux ce mercredi 25 février au soir entérine en effet une nouvelle réduction des droits des chômeurs.
Cette fois, ce sont les personnes au chômage après avoir signé une rupture conventionnelle qui sont visées. La durée maximale d’indemnisation passera de 18 à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans. Pour ceux qui ont plus de 55 ans, la durée maximale sera réduite à 20 mois et demi. Aujourd’hui, les personnes de 55 et 56 ans ont le droit à 22 mois et demi, et 27 mois pour les plus de 57 ans. Une nouvelle baisse de la durée d’indemnisation après celle de 25 % instaurée fin 2022.
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Le gouvernement, par la voix du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’est immédiatement félicité : « [Il] respecte les demandes exprimées par le gouvernement, avec un effort d’économies supérieur à 500 millions d’euros par an en moyenne sur la durée restante de la convention et près de 1 milliard d’euros en régime de croisière ». Assurant également que « par cet accord, les partenaires sociaux ont témoigné de la vitalité du dialogue social et de la capacité des partenaires sociaux à construire des réponses équilibrées aux défis auxquels notre système d’assurance-chômage est confronté. »
« Un mauvais accord »
En effet, cette nouvelle réduction des droits de certains chômeurs a été rendue possible par un accord entre les trois…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

