Rupture du « blocus énergétique » par la Russie, reculade de la Maison-Blanche… ?
Jacques-François Bonaldi
Bien entendu, la grande nouvelle du jour, ici, c’est (enfin) l’arrivée « sans encombre » du superpétrolier russe Anatoly Kolodkin, qui est entré en début d’après-midi du dimanche 29 mars dans les eaux territoriales cubaines par l’est de l’île, après être passé au large d’Haïti. Il transporte 730 000 barils de pétrole, l’équivalent de 100 000 tonnes. Cela fait des semaines qu’on l’attend, puisqu’il avait appareillé le 8 mars depuis Primorsk et avait été escorté pour passer le canal de la Manche par un bâtiment de guerre russe. Il devrait accoster à Matanzas dans la journée (lundi). Un de ses « collègues », lui, le Sea Horse, qui venait censément ici, a dévié de sa route et est allé vers Trinité-et-Tobago ou le Venezuela (destination douteuse, puisqu’il s’agit d’un navire russe)… Selon les experts, Cuba a besoin de 100 000 barils de pétrole par jour, dont 40 000 proviennent de la production nationale, si bien que celui-ci permettra de soulager la situation pour une dizaine ou une quinzaine de jours. Je rappelle que Cuba ne reçoit plus de carburant, de quelque genre que ce soit, depuis le 9 janvier (arrivée du pétrolier mexicain). Est-ce là un fait isolé et faut-il s’attendre à ce qu’il y ait une suite ? Puisque, on le sait, la Maison-Blanche a imposé un blocus énergétique depuis le 29 janvier, menaçant de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à Cuba, et la menace a suffi pour que personne ne se risque à braver les foudres washingtoniennes.
Alors, que s’est-il passé ? Hier, on a eu droit à une autre « bonne nouvelle ». Celui que j’appelle « l’incontinent » n’a pu s’empêcher de « parler ». Il l’a fait comme à l’accoutumé au point presse (quelle exécrable expression digne du pire anglais ! – je suppose que ça veut dire…
Auteur: Jacques-François BONALDI

