Faisons le point sur la blessure la plus connue et redoutée de tous les sportifs et pratiquant du dimanche… Les croisés ! Il convient tout d’abord de corriger un abus de langage fréquent. La blessure concerne majoritairement le ligament croisé antérieur. Elle est beaucoup plus rarement associée à son homologue, le ligament croisé postérieur.
On ne parle donc pas des ligaments croisés mais du ligament croisé ! Cette blessure concerne la plupart des sports collectifs ou certains sports individuels tels que le judo ou le ski alpin, avec une incidence nettement plus marquée chez les femmes.
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Une douleur intense, parfois associée à un « crac » dans le genou
Les situations de jeu qui peuvent se révéler traumatiques et provoquer une rupture du ligament croisé sont les changements de direction rapides et les réceptions de sauts sur une jambe.
Le mécanisme qui conduit à la lésion correspond à un mouvement excessif du tibia sous le fémur. En d’autres termes, le genou rentre vers l’intérieur. Les spécialistes parlent de « valgus du genou associé à une rotation médiale et une traction du tibia ».
La combinaison de ces mouvements dans les trois dimensions conduit à la rupture ligamentaire. Les symptômes sont immédiats, avec une douleur intense, parfois associée à un « crac » dans le genou. Un gonflement important peut survenir dans les heures qui suivent le traumatisme.

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Auteur: Brice Picot, Maître de conférence – kinésithérapeute, Université Savoie Mont Blanc

