« Nous allons bientôt manquer de l’eau et c’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau précieuse puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera… »
René Dumont, 1974
Alors que des communes étaient privées d’eau potable dès le mois d’avril et que ce mois de juillet 2023 a connu le jour le plus chaud jamais enregistré sur Terre (1), aucune mesure ambitieuse et courageuse n’a été prise par les décideurs politiques pour privilégier les besoins vitaux en eau des habitants et habitantes aux dépenses liées aux activités de luxe, non-essentielles, comme l’arrosage des golfs. Les Bêtes Sauvages d’Extinction Rebellion Toulouse ont décidé de venir faire justice pour ce bien commun par elles-mêmes, la nuit du 26 au 27 juillet en s’introduisant sur le golf de Vieille-Toulouse, pour piocher et arracher les pelouses des greens, saboter les pompes et asperseurs.
Juillet 2023. Alors que la France est en stress hydrique – et l’était déjà en plein hiver 2022 -2023, que des feux hivernaux, normalement rarissimes, ravageaient ses campagnes dès le mois de février, que l’eau potable manquaient déjà dans plusieurs communes dès le mois d’avril (2), tous les signaux sont au rouge, malgré l’illusion d’un été « moins pire » que celui de 2022 qui battait tous les records. Pourtant, l’hydre capitaliste étendtoujours plus ses bras avides et ravageurs en s’attaquant aux biens communs et le passe-temps bourgeois du golf en est une méprisante facette.
Au niveau mondial, ce « loisir », véritable industrie et lobby, consomme toujours l’équivalent de l’eau bue par l’humanité (3), et les parcours français contribuent évidemment à ce chiffre. Selon la Fédération Française de Golf (FFG) elle-même (4), « La consommation nationale moyenne annuelle d’eau d’un golf est de 25 000 m3 par an et par tranche de 9 trous. » soit près de 70 m3/jour (= 70 000…
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Auteur: IAATA

