D’après TF1, « Une papeterie de 250 employés et l’usine d’embouteillage de l’eau Évian, qui compte 1200 salariés, ont été privées d’électricité pendant près de 48 heures.’
Voir aussi : Haute-Savoie : Un sabotage électrique paralyse l’usine d’Évian et les Papeteries du Léman
Un communiqué sur ce sabotage stratégique a été publié sur Indymedia Nantes :
D’armes et d’eaux, Sabotage d’un pylône en Haute-Savoie
Nos coeurs saignent encore à la pensée de ces millions d’arbres carbonisés cet été, de ces millions d’êtres fuyant ou mourant des les flammes. Peu d’êtres humains semblent les pleurer. Bien plus de larmes coulent pour leurs propriétés privées. Sur les écrans de fumée, les experts dépolitisent la canicule et la sécheresse. L’agitation des journalistes occulte la cause, sans doute principale, de ces épouvantables désastres : la société industrielle. Organisation patriarcale fondée sur la domination, l’exploitation, la destruction. La simple idée d’établir un inventaire des secteurs écologiquement dévastateurs nous file la nausée. Concentrons sur le sort de l’eau quand le capitalisme technologique réchauffe et assèche la Terre. Au-delà de tarir et de contaminer rivières, lacs, nappes, mers et océans, les industriels nous dépossèdent de cet élément si précieux, si vital. Quelques monstruosités en vrac : arosage de terrains de golf, construction de méga-bassines, création de neige artificielle, refroidissement de centrales nucléaires et de data-centers… Le progrès propage les feux d’une main, accapare l’eau de l’autre. Notre haine à son égard n’a d’égal que notre passion à le combattre.
Alors, pendant la nuit du 7 septembre, nos lames ont patiemment mordu les pieds d’un pylône d’une ligne à haute tension descendant en direction du lac Léman. Quelques heures plus tard, il céda sous nos efforts, privant d’éléctricité, esperons-le, nos deux…
Auteur:
