Dans la nuit du 25 au 26 juillet, quatre actes de sabotages visant les infrastructures de la SNCF viennent de paralyser le réseau TGV français. Si nous ne connaissons pour l’instant rien des motivations des auteurs, c’est à tout le moins un gigantesque camouflet pour les services de renseignement français et une excellente occasion de republier cet article paru en mai 2022 qui revenait sur les activités du CLODO (Comité pour la Liquidation ou le Détournement des Ordinateurs) aux alentours de Toulouse dans les années 80. L’article relie quelques fils pour tisser une compréhension de la numérisation du monde qui inclut les sabotages auxquels elle se confronte en permanence au cours de son histoire.
Le 26 avril dernier, des câbles de fibre optique ont été minutieusement coupés, provoquant des pertes de connexion au matin du 27 et de nombreuses déclarations, toutes unanimes, pour condamner ces « actes de malveillance » (Xavier Niel, patron de Free). Les défenseurs du numérique se sont précipités pour lancer l’alerte, manière de s’exonérer de toute responsabilité et d’en appeler de toute urgence à la police. Ce n’était pas un accident, « des pelleteuses ne coupent pas Internet en pleine nuit vers 3h40 du matin », fait ainsi valoir Nicolas Guillaume (important opérateur de fibres optiques). Le suivi « live » de la situation est du même ton :
Communiqué de la direction générale de Netalis (N4) : l’incident générique est une première pour Netalis en 7 années d’exploitation de notre réseau. Deux câbles longue distance d’opérateurs différents sont coupés à plusieurs centaines de kilomètres de distance. (…) Nous sommes en contact avec les différents opérateurs pour comprendre cet incident et obtenir des informations sur l’heure de rétablissement de nos services.
L’incident est survenu en pleine nuit à quelques dizaines de minutes d’intervalles. Un autre opérateur nous informe…
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Auteur: dev

