Ce week-end, en plein 78e Festival de Cannes, trois installations électriques ont été sabotés dans les Alpes-maritimes. Un poste électrique incendié à Tanneron, un pylône scié près de Villeneuve-Loubet, et un transformateur incendié à l’ouest de Nice provocant « une panne d’électricité géante » (Le parisien). Pendant ce temps, Un simple accident, le film de Jafar Panahi sur les conditions des prisonniers politiques, tourné clandestinement à Téhéran, obtenait la Palme d’or. « Et soudain le Festival de Cannes dans le noir, une atmosphère irréelle dans la ville. » (Sud-ouest)
Les enquêteurs avancent dans un contexte délicat : « On joue contre un adversaire dont on ne connaît pas les cibles » (Nice-matin)
Avant d’accuser « l’ombre de l’ultragauche » (Le parisien), « des anarchistes autoproclamés » (Libé) ou « des terroristes » (Le figaro), On a d’abord cru à un simple accident. Coupure massive, panne, black-out. En tout cas c’était un événement.
« Feu tricolores éteints, les projections du Festival du film en partie à l’arrêt… A la Pointe Croisette, certains riverains ont dû escalader le portail de leur résidence pour sortir de chez eux. » (Nice-matin), « Une ville coupée du monde, en suspens. Plus d’accès aux réseaux internet ou de téléphonie mobile. De nombreux magasins fermés, en attendant le rétablissement de l’électricité » (Sud-ouest), « Dans les rues, les magasins ferment tous en même temps, à peine ouverts. Impossible de faire une carte bleue. Les machines à café s’arrêtent net aussi. » (Le parisien).
Un événement qui rappelle le black-out en Espagne et les incendies géants qui ont ravagés une partie d’Hollywood. Sauf que cette fois, ce n’est pas un simple accident. C’est un geste. Cannes à cette période de l’année regorge de journalistes en goguette, décrivant presque avec poésie ce geste, l’interruption du cours des…
Auteur: dev

