Le secteur français de la distribution est secoué par l’arrivée de plateformes telles que Temu et Shein, l’augmentation des droits de douane ou des plans de licenciements massifs. Après l’âge d’or à la fin du XXᵉ siècle, il doit combiner diminution de son empreinte carbone, rentabilité économique et confiance des consommateurs. Alors quels nouveaux modèles d’affaires pour rester viable ?
Les acteurs historiques de la distribution tels qu’Auchan, Boulanger, Carrefour, Décathlon, Fnac-Darty, Idkids ou Leroy Merlin, nés avec des magasins et convertis au numérique, sont dans une situation délicate. Ces entreprises traditionnelles doivent remettre en cause ce qu’elles ont mis des décennies à construire.
Elles cohabitent dorénavant avec des acteurs au modèle d’affaires décriés comme Shein ou Temu. Autres concurrents : les nouveaux acteurs au modèle d’affaires conçu dès l’origine sur des bases de la durabilité comme Asphalte dans le textile ou Le Fourgon dans l’alimentaire.
Le secteur de la distribution est particulièrement concerné par cette remise en question compte tenu du nombre d’emplois que ses entreprises représentent : 1,9 million d’emplois en France en 2025, ce qui en fait le premier secteur employeur.
Alors, comment répondre à des injonctions en apparence contradictoires ? Comment garantir une préservation du pouvoir d’achat tout en améliorant l’écoresponsabilité des produits ? Baisser l’empreinte-carbone des produits tout en préservant leur chiffre d’affaires ? Respecter les normes environnementales et sociales tout en apparaissant compétitifs face à des acteurs comme Shein ou Temu qui peuvent aisément contourner l’ensemble de ces normes ? Augmenter la qualité tout en proposant des prix attractifs ?
« Faire…
Auteur: Guillaume Do Vale, Professeur associé, IDRAC Business School

