Le départ de la MINURSO « ne remet nullement en cause » le « droit inaliénable à l’autodétermination » du peuple du Sahara occidental, a souligné dimanche António Guterres dans une déclaration prononcée par son porte-parole.
Il appelle toutes les parties « à respecter et à promouvoir les droits du peuple du Sahara occidental ».
Vendredi, le Conseil de sécurité n’est pas parvenu à s’entendre sur l’avenir de la mission. Un projet de résolution américain s’est heurté au veto de la Russie, tandis qu’un texte concurrent russe n’a pas recueilli les neuf voix nécessaires à son adoption.
Les opérations de la MINURSO ont pris fin, mais les Nations Unies continueront d’œuvrer en faveur d’un règlement pacifique par l’intermédiaire de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura.
Un retrait ordonné
M. Guterres a salué le « rôle central » joué par la MINURSO depuis 1991 en contribuant à la surveillance du cessez-le-feu et à la création de conditions propices à la poursuite d’une solution politique.
Il a exprimé sa « plus profonde gratitude » au personnel de la mission, notamment au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Alexander Ivanko. M. Ivanko a dirigé la mission au cours d’une « période particulièrement complexe », à la suite de la reprise des hostilités en 2020.
Le Secrétaire général a également rendu hommage aux 20 membres du personnel de la MINURSO qui ont perdu la vie au cours des 35 années de déploiement de la mission dans le territoire.
À l’expiration de son mandat, la mission avait son quartier général à Laayoune et comptait neuf bases d’opérations, quatre à l’ouest du mur de sable et cinq à l’est, ainsi qu’un bureau de liaison à Tindouf.
Elle comptait environ 200 membres du personnel civil, observateurs militaires et officiers d’état-major originaires de plus de 35 pays, ainsi qu’une capacité spécialisée de lutte…
Auteur: Nations Unies FR
