Sahel central : les déplacements forcés ont presque doublé en cinq ans

Parmi ces personnes déplacées figurent plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d’asile, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Les familles contraintes de fuir voient leurs moyens de subsistance s’effondrer et leurs possibilités de reconstruire leur vie se réduire.

« Conjuguées, ces pressions contraignent davantage de familles à fuir, sapent les moyens de subsistance et limitent les possibilités pour les personnes déplacées de reconstruire leur vie, ce qui contribue à de nouveaux mouvements de population au sein de la région et au-delà », a déclaré Abdouraouf Gnon-Konde, directeur du Bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, lors d’un point de presse de l’ONU à Genève.

L’exil vers les pays côtiers s’intensifie

Au Mali, la majorité des réfugiés viennent du Burkina Faso voisin. À Koro, dans la région de Bandiagara, leur nombre atteignait quelque 86 000 en juillet dernier, après plusieurs vagues de déplacements depuis 2025. Parmi eux, plus de 14 000 enfants et 6 000 femmes ont été identifiés comme particulièrement vulnérables.

Presque aussi nombreux que les habitants, ces réfugiés accentuent la pression sur une zone où l’eau et les terres sont déjà rares, les services de santé saturés et les possibilités de gagner sa vie limitées.

L’exode s’étend aussi aux pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, notamment au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo. Au total, près de 500 000 Burkinabés sont réfugiés ou demandeurs d’asile dans les pays limitrophes cette année, contre plus de 300 000 à la fin de 2025.

Plus de 334 000 Maliens sont également réfugiés à l’étranger, tandis que plus de 106 000 Nigériens sont enregistrés comme réfugiés et demandeurs d’asile dans les pays voisins.

Aux violences s’ajoutent les chocs climatiques, qui frappent les populations déplacées comme les communautés d’accueil. Sécheresses, pluies…

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Auteur: Nations Unies FR