Si affaibli soit-il, le gouvernement Bayrou a un cap : intensifier la guerre sociale en coupant 40 milliards d’euros dans le budget 2026.La bourgeoisie l’exige, les ministres s’y engagent : il n’y aura ni hausse d’impôt ni surtaxe exceptionnelle pour les entreprises ou pour les riches. Il y aura des coupes à la hache dans les dépenses indispensables aux classes populaires.Le gouvernement envisage de geler, l’an prochain, les budgets des ministères et des collectivités locales. Cela entraînera la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans la santé, l’éducation, la justice et les services sociaux. Les enfants des municipalités populaires seront privés de piscine ou de judo. Les écoles continueront à se transformer en bouilloires à chaque vague de chaleur.
Il envisage aussi de geler le barème des impôts, les allocations familiales, les APL, le RSA et les pensions de retraites alors que l’inflation, elle, n’est pas gelée. C’est un appauvrissement mécanique des millions de personnes concernées.
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, veut « s’attaquer aux niches fiscales inutiles ». Ce qu’elle juge « inutile », ce ne sont pas les milliards d’euros versés à de grands groupes comme Sanofi au titre du Crédit impôt recherche. Ce n’est pas le Pacte Dutreil qui permet aux patrons, y compris le richissime Bernard Arnault, d’échapper à l’impôt sur la succession.
Ceux qu’elle vise, ce sont les retraités qui bénéficient d’un abattement de 10 % sur leurs impôts. Ce sont les bénéficiaires d’une pension d’invalidité ou d’une pension alimentaire. Ce sont les familles qui paient une auxiliaire de vie pour s’occuper de leurs parents âgés.
Dans le viseur du gouvernement, il y a les dépenses de santé. Alors que les hôpitaux sont en état d’urgence permanent, que des lits sont fermés faute de personnel, Bayrou a exigé « une démarche de maîtrise des postes de dépense »….
Auteur:

