Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), reportage
Coup d’envoi de la lutte antimilitariste dans l’ouest de la France. Vendredi 8 mai, environ un millier de personnes venues de Loire-Atlantique, de Bretagne et de Paris ont marché dans les rues de Saint-Nazaire. La ville portuaire « risque de devenir l’épicentre de la militarisation de la société », craignent les militants. C’est là, dans les Chantiers de l’Atlantique, que doit être assemblé le porte-avions de nouvelle génération (Pang) à propulsion nucléaire, baptisé France libre, dont le coût est estimé à 12 milliards d’euros.
Au milieu de la foule, un porte-avions en bois et en carton est transporté par les militants, avec l’inscription « France liberticide ». « Les guerres qu’on exporte sont préparées près de chez nous », explique Keud, de la coalition Guerre à la guerre ouest, appelant de ses vœux la renaissance d’un « front antimilitariste populaire » et le « démantèlement du complexe militaro-industriel ».
« Il y a un enjeu à ce que le milieu écologiste et les luttes territoriales se positionnent là où l’écologie institutionnelle est défaillante, en renouant avec la tradition antimilitariste et antinucléaire », dit Joan, des Soulèvements de la Terre. Cette mobilisation n’est « que le début d’une longue bataille contre le principal investissement militaire français », annonce-t-il.
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La France est le deuxième exportateur d’armes dans le monde et son arme atomique a fait des ravages lors de tests en Afrique du Nord et en Polynésie, rappelle Camille, membre de Survie, une association luttant contre le néocolonialisme français en Afrique.
Elle est aussi venue pour « rendre hommage aux victimes oubliées des guerres impérialistes et coloniales », en ce 8 mai, jour de commémoration de la fin de la Seconde…
Auteur: Jérémie Lusseau, Léa Guedj

