Lundi 2 février, la cour d’appel de Poitiers a condamné quatre militants contre les mégabassines à des peines d’amende. Leur tort, selon les juges ? Avoir organisé la manifestation interdite du 29 octobre 2022 à Sainte-Soline.
Dans le détail, David Bodin, secrétaire général de la CGT 79, Hervé Auguin, cosecrétaire de Solidaires des Deux-Sèvres, et Benoît Feuillu (pseudonyme), porte-parole des Soulèvements de la Terre, ont été condamnés à payer 800 euros. Le porte-parole du collectif Bassines non merci, Julien Le Guet, écope quant à lui d’une amende de 300 euros et de trois mois de prison avec sursis.
Des peines moins sévères qu’en première instance, mais « une mauvaise nouvelle » malgré tout a expliqué Julien Le Guet à Reporterre : « On est quand même jugés coupables, ce qui reste scandaleux, indique-t-il. Les deux représentants syndicaux sont condamnés pour l’organisation d’une manifestation, c’est inédit et inquiétant. »
Lors du procès en appel, le 3 décembre dernier, les avocats des prévenus avaient estimé le dossier d’accusation « vide ». L’avocate générale avait, quant à elle, écarté l’argument de l’état de nécessité lié au chaos climatique — « l’état de nécessité, c’est lorsqu’une personne meurt de faim, n’a pas d’argent et va voler de la nourriture au marché » — au grand dam des opposants aux mégabassines.
Les quatre militants vont désormais examiner la possibilité pour se pourvoir en cassation.
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