La tribune a été signée par un collectif d’associations, parmi lesquelles l’union syndicale Solidaires, Bassines non merci, Les Soulèvements de la Terre, Attac France et Terres de luttes.
Il y a trois ans nous étions 30 000 à Sainte-Soline, déterminés, joyeux, grisés d’être si nombreux et nombreuses. À l’appel de 200 organisations, syndicats et associations, nous nous élancions pour ce qui paraissait être une manifestation déterminante, un tournant dans la lutte pour la préservation de l’eau et des communs.
Mais il y a trois ans, plus de 200 personnes ont été blessées dans leur chair, parfois de façon irrémédiable et des milliers d’autres en gardent la trace dans leur mémoire.
Après une guerre médiatique pour la vérité, après la dénonciation d’une violence planifiée et de multiples plaintes pour entrave aux secours, tentative d’homicide, violences volontaires et tirs illégaux ; après deux ans d’une enquête récalcitrante, lacunaire et partiale ;
Après la publication accablante de vidéos d’agents se félicitant de « tirer dans le tas », insultant les manifestants, se réjouissant « du kiff » de blesser, mutiler, espérant tuer ;
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Le procureur de Rennes décide de classer sans suites les plaintes de Mika, Serge, Olivier et Alix. Il enterre une enquête à peine commencée, refuse les demandes de réponses, bloque toutes tentatives de justice, et entend clôturer les événements de Sainte-Soline. Ce classement est l’histoire de nombreuses enquêtes de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et de la police nationale (IGPN), de blessés et blessées laissés sans réponse, dans le but d’éviter, toujours, une vérité accablante.
Mais nous ne clôturons rien.
Nous appelons à nous souvenir collectivement de la joie et du sentiment qui nous habitait ce matin-là mais aussi des…
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