Dans la cossue rue Duroc, 236 mètres de calme à deux pas de la Tour Eiffel, la Maison du Bien Commun passe totalement inaperçue. Ses grandes fenêtres et son imposante porte d’entrée bleu marine ne détonnent pas dans cette partie du très chic 7e arrondissement de Paris. Aucune plaque n’indique que cette association, créée en 2022, est liée à l’empire de Pierre-Édouard Stérin, l’entrepreneur aux ambitions réactionnaires aussi démesurées que peut l’être sa fortune, estimée à plus de 1,4 milliard d’euros.
La structure est pourtant l’un des derniers satellites de la galaxie de l’homme d’affaires, connu pour son projet Périclès, une SAS détenue par une de ses holdings au nom tout trouvé pour ce catholique traditionaliste : Graal. L’acronyme de cette société métapolitique, révélé par La Lettre puis L’Humanité en juillet dernier, ne laisse aucun doute sur l’idéologie du monsieur : « Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes ». Tout un programme, décliné façon business plan dans un document aux objectifs clairs : « rendre nos idées majoritaires dès maintenant » et « faire la différence lors des élections d’ici à deux ans ».
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Pour atteindre cet horizon, le projet Périclès peut compter sur le fond d’investissement de Pierre-Edouard Stérin, par ailleurs exilé en Belgique : Otium Capital. Son numéro 2, François Durvye n’est autre que le conseiller économique de Marine Le Pen. C’est lui qui a réussi à infléchir la politique économique du parti d’extrême droite. Aujourd’hui bien installé dans la place de la tech, Otium Capital sert de « vache à…
Auteur: Hugo Boursier

