Un nouveau livre sur leur travail souligne le chaos de l’époque et les décisions difficiles qu’ils devaient prendre, conscients que pour chaque personne qu’ils sauvaient, beaucoup d’autres seraient tuées.
Dans « Saints and Liars » [Saints et menteurs], la Directrice du Centre d’étude de l’Holocauste, du génocide et des crimes contre l’humanité au Graduate Center de la City University of New York, Debórah Dwork, raconte l’histoire de ces humanitaires dans cinq villes clés, alors que la situation sur le terrain devenait de plus en plus désastreuse.
À l’occasion de la présentation de cet ouvrage dans le cadre de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, célébrée chaque année le 27 janvier, la responsable du programme de sensibilisation à l’Holocauste des Nations Unies, Tracey Petersen, a interviewé Debórah Dwork au Siège de l’ONU à New York. Elle lui a d’abord demandé d’expliquer le choix de son titre.
Cet entretien a été édité pour des raisons de clarté et de longueur.
Debórah Dwork (r) auteur de Saints et menteurs.
Debórah Dwork : Je l’ai appelé Saints et menteurs parce que c’est ce que ces gens étaient. Ils ont fait des choses incroyables, dans un sens non religieux. Ils ont fait des choses miraculeuses. Ils ont sauvé des gens, soit en les aidant à avancer, à prendre la mer, à trouver un port sûr, soit en les nourrissant, en les habillant et en les hébergeant.
En même temps, ils ont presque tous menti. Ils ont enfreint les règles et joué avec la vérité pour atteindre leurs objectifs.
Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Debórah Dwork : Je voulais raconter l’histoire d’Américains qui se sont rendus en Europe alors que tous ceux qui s’inquiétaient du danger essayaient d’en partir. Leur première idée était de mener des activités de secours, mais leur…
Auteur: Nations Unies FR

