La catastrophe, produite par le gouvernement des crevards est disponible depuis Avril 2022 sur toutes les chaines de télévision appartenant à des milliardaires d’extrême-droite. A l’occasion de la sortie du premier épisode de la saison 2 nous revenons sur l’état d’avancée de l’intrigue.
Après un casting inintéressant, nous avons appris qu’Emmanuel Macron continuera d’interpréter le personnage principal : il faut croire que la clarté de son programme économique ultra-libéral, son intransigeance autoritaire, et ce petit sourire détestable, ne cessent de ravir les producteurs. Il faut reconnaitre que son jeu est remarquable et qu’en tant qu’expression de la pure gouvernementalité managériale, il est peut-être le seul à pouvoir tenir sérieusement un rôle de premier plan dans un tel effondrement du spectacle démocratique.
Les autres prétendants ont donc été relégués à des postes secondaires : les fascistes prennent de plus en plus de place et il est bien possible que leurs capacités narratives finissent par emporter le récit au-delà des rôles, mais la vieille France collabo n’aura pas la place centrale et le Z fut en définitive un simple effet de style. Reste les néo-nazis de rue qui se sentent pousser des ailes et voudraient bien orienter l’intrigue selon leur vision faisandée du monde.
Quant au tribun de gauche façon XXe siècle il est claire que son retour dans un monde instagramable était un beau coup de théâtre, mais malgré toute la bonne volonté des fans de voir exister au milieu du nihilisme ambiant un espoir rance, la social démocratie socialiste est une fois de plus renvoyée aux poubelles de l’histoire – comme l’aurait dit Trotsky lui-même.
Tous les producteurs de séries télévisées le savent, le plus difficile c’est de parvenir à tenir en haleine le public sur plusieurs années. Il n’est pas rare qu’après une première saison à succès, la suivante soit laborieuse et pénible. Néanmoins il faut noter les efforts et les moyens déployés pour faire croire à l’intérêt de La catastrophe : élections folklore, étudiants révoltés, crimes policiers, émeute tolérée, sécheresses précoces.
Rappelons que la première saison consistait à suivre une trame assez linéaire : « défoncer l’Etat social au profit des plus riches » avec quelques retournements spectaculaires comme l’épisode des gilets jaunes qui dépassât même l’horizon d’attente du public anarchiste. Puis au travers de cette autoroute narrative, des succession de crises…
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Auteur: lundimatin

