Dans ce petit ouvrage (150 pages), on ne trouvera pas – ou peu – trace des causes de l’arrivée, de la progression et de l’installation des idées de l’extrême-droite dans les cerveaux des Français ; ce qui, finalement, a permis la lepénisation des esprits. (Voir Retour à Reims de Didier Eribon, Champs 2018).
Non, l’auteure insiste longuement (plus des 2/3 du livre) sur le comment elle s’y prend pour occuper le terrain (Cf. le projet Périclès du milliardaire catholique Pierre Édouard Stérin dévoilé par le journal L’Humanité le 18/07/2024 : 150 millions d’euros investis sur 10 ans pour faire triompher l’extrême droite en France d’ici à 2027 !) ; quels moyens elle utilise -au titre de ceux-ci elle pointe internet et les réseaux sociaux- ; elle parle aussi des « complicités » dont elle bénéficie, et donne un état des lieux déjà occupés par elle.
Dans la seconde partie du livre (le 3eme tiers), elle nous appelle à résister en nous donnant quelques exemples de moyens, à notre portée, pour organiser, entrer en résistance avant qu’il ne soit trop tard.
Parmi ces moyens : le bénévolat et l’engagement dans le collectif.
« Le bénévolat, parce que pratiqué dans des organisations locales, il permet de pallier les insuffisances de l’État, là où l’extrême droite prospère en capitalisant sur les frustrations et le sentiment d’abandon. Il offre alors un cadre propice à l’éducation civique informelle – les valeurs démocratiques telles que l’inclusivité, la tolérance, et la participation active, y sont appliquées au quotidien. »
Pour Salomé Saqué, les associations, qu’elles œuvrent dans le domaine de l’éducation, de l’entraide sociale, du sport ou de la culture, permettent de bâtir un sentiment d’appartenance et de solidarité, en impliquant dans de nombreux cas des personnes de divers origines et milieux sociaux dans des projets communs. Elles offrent ainsi un contrepoison…
Auteur: Jean-Marc GARDES

