Salvador: recours contre l'incarcération de migrants vénézuéliens expulsés par les Etats-Unis

Un cabinet d’avocats engagé par Caracas a déposé lundi un recours auprès de la Cour suprême du Salvador pour obtenir la libération de plusieurs des 238 Vénézuéliens emprisonnés dans ce pays d’Amérique centrale après avoir été expulsés par les Etats-Unis.

Pour les expulser le 16 mars, le gouvernement de Donald Trump a invoqué une loi de 1798 et affirmé que ces migrants vénézuéliens étaient membres du gang criminel d’origine vénézuélienne Tren de Aragua, classé « organisation terroriste » par Washington, ce que leurs familles et avocats démentent.

« Ce que nous présentons ici (…), c’est un recours en habeas corpus », « un recours pour garantir la liberté de ces personnes, car dans notre pays elles n’ont commis aucun type de délit », a déclaré à l’AFP l’avocat salvadorien Jaime Ortega, qui s’est rendu à la Cour avec deux avocats de son cabinet.

Me Ortega a dit avoir été « engagé » par le gouvernement vénézuélien et par un comité de familles des personnes vénézuéliennes détenues au Salvador.

L’avocat a indiqué avoir reçu un mandat de la part des familles de 30 des Vénézuéliens emprisonnés dans une prison de haute sécurité au Salvador, mais a assuré qu’il « travaillerait par extension à la libération de la totalité » d’etre eux.

Lundi soir à la télévision nationale vénézuélienne, le président vénézuélien Nicolas Maduro a indiqué que le recours en habeas corpus visait à obtenir « la liberté d’un groupe de Vénézuéliens kidnappés », de la prison haute sécurité aménagée par le Salvador pour les membres des gangs.

« Une semaine après avoir été emmenés dans des camps de concentration, ni le gouvernement américain ni (le président du Salvador) Nayib Bukele n’ont publié la liste des personnes qu’ils retiennent en otage au Salvador », a lancé le président Maduro.

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