Aux États-Unis, la surveillance des dommages causés par les activités humaines à l’environnement incombe à l’agence de protection de l’environnement (EPA), une institution fédérale indépendante du gouvernement créée en 1970. Son rôle principal est d’élaborer et faire respecter la réglementation sur l’environnement, mais elle effectue également un travail de recherche et d’information.
Dans les cas de violations graves, elle peut engager des procédures d’enquête et des poursuites judiciaires menant régulièrement à des amendes. Certaines peuvent atteindre des montants importants. À la fin du mois de mai, Eastman Chemical Resins Inc. a par exemple été condamnée à verser 2,4 millions de dollars notamment pour le déversement de polluants dans la rivière Monongahela, près de son usine en Pennsylvanie.
Les conséquences financières de ces amendes ne se limitent pas à leur seul montant, car l’enjeu principal pour les entreprises dans ce contexte est de maintenir leur réputation. Plusieurs travaux de recherche l’ont bien montré au cours des deux dernières décennies. À l’annonce d’une amende pour des dommages environnementaux, la valeur de l’action d’une entreprise cotée en bourse peut ainsi connaître une baisse non négligeable.
Les capacités de rebond des organisations rejoignent la thématique de la résilience. En finance, des travaux récents ont proposé d’évaluer la résilience à partir de deux caractéristiques principales : la stabilité, que l’on mesure via le pourcentage de valeur perdue entre la période précédant le choc et la période qui le suit, et la flexibilité, mesurée via le temps que prendra cette valeur à retrouver son niveau d’avant le choc. Nos recherches se sont données pour objectif de mieux comprendre comment l’organisation peut maximiser ces caractéristiques dans le domaine environnemental.
Des sanctions qui se répercutent en bourse
De nombreux
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Auteur: Brice Foulon, Doctorant en Finance et RSE, Université Clermont Auvergne (UCA)

