Pour Sandra Laugier, professeure de philosophie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, la cérémonie d’ouverture des JO, à rebours du séparatisme culturel défendu par les réactionnaires, a transmis une nouvelle vision de la France, défendant une concorde, sinon une égalité, entre « grand art » et formes populaires . Lire l’intégralité de sa Tribune publiée par le Quotidien Le Monde …
Dans la scène emblématique et jubilatoire où Aya Nakamura et ses danseuses, toutes d’or vêtues, surgissent de l’Institut de France, et chantent et dansent accompagnées par la garde républicaine, il n’y a pas seulement l’expression touchante d’un respect mutuel (les pas de danse des militaires et le salut final des femmes) ; certainement pas un « en même temps » politique baroque fusionnant modernité et conservatisme ; il y a une expression commune, et une position esthétique nouvelle. Il y a une revendication d’égalité culturelle.
La cérémonie, très majoritairement aimée par la population française et au-delà, est comme un prolongement direct du second tour des élections législatives, voire un troisième tour esthétique qui marque le rejet de l’extrême droite et d’une certaine vision de la France, de la culture et de ses hiérarchies. Sa réception est comme un rappel de la résistance de la société française à la victoire politique annoncée (et reportée) de…
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Auteur: Claude Morizur

