Vendredi 3 avril, de passage en Bretagne pour dédicacer son dernier livre, la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau a confirmé l’acquisition d’une maison dans la petite commune rurale de Dinéault, située dans le centre du Finistère. Cette nouvelle avait fait grand bruit lorsqu’elle avait été révélée en juillet 2025 par le journal local Le Télégramme. L’élue doit néanmoins d’abord rénover la bâtisse, et compte, dit-elle, s’y installer définitivement à terme.
Cette annonce avait déplu à l’antenne départementale de la Coordination rurale (CR). En plus d’avoir publié sur Facebook un message menaçant — « Si elle emménage vraiment, il sera possible de débarquer à toute heure du jour et de la nuit »—, le syndicat agricole avait organisé un barbecue pour protester contre l’emménagement de l’élue et ses prises de position.
Cette dernière avait, entre autres, fait l’objet de vives critiques en 2025 pour avoir déclaré que le barbecue était « un symbole de virilité ». 150 personnes avaient participé à l’événement. En avril 2026, la députée de la 9ᵉ circonscription de Paris a annoncé, en réponse, l’organisation d’un barbecue végane.
Les résidences secondaires, un sujet sensible
Au-delà des messages agressifs de la CR, l’annonce de Sandrine Rousseau a fait du bruit dans le Landerneau. Car les résidences secondaires sont un problème social et écologique. Pour Maxime Touzé, adhérent au parti de l’Union démocratique bretonne (gauche fédéraliste), connu pour défendre le logement à l’année en Bretagne, « le sujet n’est pas qui vient habiter ici. Tout l’accueil qu’elle a pu recevoir par ailleurs n’est pas acceptable. Pour autant, il peut y avoir une contradiction entre les valeurs et la personne ».
Sur le littoral breton, les résidences secondaires sont devenues un fléau au fil des années. Certaines communes voient leur taux d’habitat…
Auteur: Chloé Richard

