Sans logement stable, pas d’émancipation possible

Aujourd’hui, se loger est cher. Nous sommes nombreux et nombreuses à trouver que notre loyer est trop élevé. Comme chaque année en février, la Fondation pour le logement vient de publier son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Et comme chaque année, le constat est sans appel sur la crise du logement, multifactorielle, qui continue de s’aggraver, détériorant le vivre-ensemble et l’émancipation individuelle. Une crise qui touche tous les âges et toutes les couches de la société.

Se loger est devenu une source d’angoisse pour des millions de Français, bien au-delà des populations les plus précaires. L’absence de logement est devenue l’une des premières causes de souffrance sociale, alors même qu’avoir un toit constitue la condition élémentaire de la protection, de la dignité et de la liberté humaines. Le logement est à la fois une réponse à la « mal-vie » et un sésame pour accéder à l’autonomie sociale. Lorsqu’il fait défaut, c’est l’ensemble des parcours de vie qui vacille.



Habiter pour bifurquer. Vers un logement public et social, Margaux Aldebert, Stella Montebello et Marie-Pierre Vieu Martin, Éditions du Croquant, 116 pages, 7,5 euros.

Au fil des années, la pénurie de logements locatifs et particulièrement de logements sociaux s’est transformée en frein structurel à l’emploi, aux études et à l’installation dans sa vie. Combien de jeunes contraints de rester chez leurs parents, de couples en séparation qui cohabitent par nécessité, de familles entassées dans des logements trop petits, de postes qui restent non pourvus faute de solution pour se loger ?

Il s’agit d’autant de situations qui s’ajoutent aux chiffres du mal-logement et révèlent un parcours résidentiel…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Marie-Pierre Vieu

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