Sans rendez-vous

Depuis la parution d’Une vie de fêlé, Jonathan Boismard semble aller mieux, du moins, c’est ce qu’on lui dit. Il serait sur le chemin du rétablissement, entrevoyant une forme de santé mentale. Caressant l’espoir un peu fou de légères retrouvailles, peut-être même davantage, il a voulu s’entretenir avec celle qui l’attire encore et se dérobe. Pour la première fois, la Santé Mentale accepte de parler et de dissiper quelques malentendus. Première rencontre publique, possible étreinte pudique ?

Jonathan Boismard : Bonjour Santé Mentale, si beaucoup s’entretiennent à votre sujet, peu ont eu l’occasion de s’entretenir avec vous jusqu’à présent. Nous en entendons beaucoup à votre sujet, notamment depuis deux ans, pour plaider votre cause, rien que ça. Les émissions, reportages, parfois alarmants, parfois rassurants, des personnes célèbres, chanteurs, acteurs ou même sportifs vous ont évoquée. On nous invite à parler de vous, c’est parfois bien vu, parfois moins, tout dépend qui l’on est, tout dépend ce qui est dit. Dans tous les cas vous semblez abstraite, poreuse, liquide, visqueuse si j’ose dire. Alors je vais commencer par une question et nous partirons de là si vous le voulez bien. Comme dit précédemment, beaucoup parlent de vous, mais au final qui a le dernier mot sur vous, Santé Mentale ?Santé Mentale : J’aimerais apporter quelques précisions. Vous parlez beaucoup de moi certes, mais nous n’entretenons pas tous le même rapport. Je suis une affaire sérieuse, pas uniquement un terme alimentant quelques algorithmes. Vous avez en commun de me chercher, me contenir, me saisir. Mais vous ne me voyez pas du même angle. Certains ont une vérité plus ou moins approximative. Il y a des spécialistes et des profanes. Je partirais donc de ceux qui caressent au mieux mon originalité. C’est d’ailleurs par eux, par leurs concepts, leur voix que je vais exister devant vous. Je ne…

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Auteur: dev