En santé aussi, les femmes sont victimes des inégalités de genre. Alors que la recherche s’est intéressée tardivement aux spécificités du corps féminin face à la maladie, les essais sur les médicaments commencent à peine à se féminiser.
Quiconque a déjà lu la notice d’un médicament a pu être surpris qu’aucune préconisation en fonction du sexe n’y soit mentionnée, à l’exception de celle destinée aux femmes enceintes. Loin d’être anodine, cette lacune témoigne du désintérêt de la médecine moderne pour le sexe féminin.
Jusqu’à une époque pas si lointaine, les femmes étaient considérées comme des hommes en plus petit par la communauté scientifique.
« Jusqu’à une époque pas si lointaine, les femmes étaient considérées comme des hommes en plus petit, raconte Colette Denis, chercheuse en pharmacologie à l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires de Toulouse. En dehors de l’appareil reproducteur et du cycle menstruel, il était communément admis, au sein de la communauté scientifique, qu’il n’existait pas de différences notables entre les physiologies féminine et masculine. »
Cette vision réductrice,…
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