Je m’appelle Florence, je suis infirmière Asalée (pour Action de santé libérale en équipe). Je ne veux pas regarder disparaître ce que nous avons construit.
Depuis plusieurs mois, notre association est en redressement judiciaire et notre avenir est menacé. Derrière cette menace, il y a plus qu’une association en difficulté : c’est un dispositif de coopération entre infirmières, médecins généralistes, patients et aidants, et un métier infirmier construit autour de cette coopération, qui sont menacés de disparition.
La prévention, l’éducation thérapeutique, l’autonomie des patients et la coopération permettent une utilisation plus pertinente des ressources de santé.
Dans mon quotidien, je vois des personnes vivant avec une maladie chronique qui ont besoin de temps pour comprendre leur maladie, modifier leurs habitudes, retrouver de l’autonomie ou reprendre du pouvoir d’agir sur leur santé. Je vois des aidants qui ont, eux aussi, besoin d’être écoutés. Je vois des médecins généralistes avec lesquels je coopère au quotidien. J’observe depuis plusieurs années l’intérêt de cette coopération auprès des patients.
Ma place au sein du cabinet est légitime et les médecins généralistes ne se voient plus travailler autrement. Je n’apporte pas un soin, mais je fais du soin, dans le respect de la temporalité du patient, avec du temps pour l’écoute, la prévention, l’éducation thérapeutique et l’accompagnement.
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Cette coopération permet de mieux répondre aux besoins du patient. Je peux dire qu’Asalée me permet de m’épanouir dans mon métier et de déployer tout mon potentiel de soignante. C’est cette…
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