Avec la désertification médicale et l’engorgement des urgences, les vacanciers peinent parfois à consulter un médecin l’été pour des motifs sans gravité. À défaut d’une consultation en cabinet, la téléconsultation peut permettre de recueillir un avis médical et d’être pris en charge ou mieux orienté vers un spécialiste.
Plusieurs plateformes et applications de téléconsultation proposent ainsi des créneaux de rendez-vous avec des médecins inscrits à l’Ordre, qui dédient quelques heures hebdomadaires aux patients en ligne. Selon les chiffres de l’assurance-maladie, plus de 2 000 pharmacies ont aussi proposé une assistance à la téléconsultation en 2022, et 1 209 officines se sont équipées de cabines en 2023.
Un examen participatif
La téléconsultation se déroule en deux temps. Au moment de la prise de rendez-vous, le patient doit remplir un premier questionnaire pour renseigner ses antécédents médicaux, ses traitements en cours et ses symptômes. Si rendez-vous est pris avec une application dédiée, les patients sont mis en relation avec un professionnel de santé adapté dans les heures qui suivent.
Au cours de la téléconsultation, le professionnel de santé, formé au préalable à la télémédecine, suit un questionnaire détaillé. Le patient est aussi invité à participer en montrant par exemple une lésion à la caméra, en effectuant des mouvements ou en décrivant au mieux ses symptômes grâce à des outils développés pour la télémédecine, comme le test de Roth. Cet exercice permet aux professionnels de santé d’évaluer une éventuelle saturation en oxygène chez un patient en le faisant compter à haute voix jusqu’à 30.
« La télémédecine n’a toutefois pas vocation à remplacer la médecine conventionnelle en cabinet », précise François Burté, médecin généraliste à Nancy et membre de la direction médicale de la plateforme de téléconsultation Livi. La…
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Auteur: Juliette Paquier

