Santé : l’Europe veut mettre l’IA au service des patients, sans en perdre le contrôle

L’IA sait déjà repérer certaines anomalies sur des images médicales, signaler la dégradation de l’état d’un patient ou répondre à des questions sur ses symptômes. Mais sait-on suffisamment quand lui faire confiance ? Et qui répond de ses erreurs ? 

Réunis jeudi, les 53 États de la région européenne de l’OMS, qui comprend également des pays d’Asie centrale, ont adopté à l’unanimité leur première stratégie commune pour intégrer l’IA aux systèmes de santé.

L’ambition est double : exploiter les possibilités offertes par ces technologies, tout en évitant que leur généralisation ne fragilise la sécurité des patients, la confidentialité de leurs données ou l’égalité d’accès aux soins. Car si les algorithmes promettent des diagnostics plus précoces et des traitements mieux adaptés, leur efficacité dépend autant de la qualité des données utilisées que des conditions dans lesquelles ils sont déployés.

« L’IA est déjà en train de transformer les systèmes de santé dans toute notre Région », a déclaré Corinne Capuano, responsable de l’OMS pour l’Europe, dans un communiqué publié dans la foulée de l’adoption. Elle peut notamment alléger les tâches administratives des soignants, surveiller l’évolution de l’état des malades et offrir une première orientation aux personnes qui s’interrogent sur leurs symptômes. Autant d’applications susceptibles de libérer du temps médical, dans des systèmes de santé confrontés à des besoins croissants.

Mais l’enthousiasme technologique ne saurait tenir lieu de politique sanitaire. Un outil capable de détecter une maladie dans un établissement bien équipé ne produira pas nécessairement les mêmes résultats dans un hôpital disposant de données moins fiables ou de moyens techniques limités. Et une technologie entraînée sur certaines populations peut se révéler moins performante pour d’autres.

Des ambitions communes, des…

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Auteur: Nations Unies FR