La question des troubles de santé mentale semble avoir envahi médias et réseaux sociaux ces dernières années. Rien d’étonnant : la pandémie de Covid-19 est passée par là, faisant exploser les problèmes psychiques. Mais de quoi parle-t-on exactement quand on parle de « santé mentale » ? Qu’est-ce qui entre dans la catégorie des troubles ? Qui est concerné ? Faisons le point.
Érigée en « grande cause nationale » pour l’année 2025, la santé mentale sort enfin du silence dans lequel elle est plongée depuis trop longtemps, entre fausses représentations, peurs diverses ou déni plus ou moins généralisé.
De fait, les troubles de santé mentale semblent aujourd’hui (un peu) plus faciles à évoquer dans l’espace public et dans la sphère privée, au point d’ailleurs que l’augmentation des demandes de consultations se heurte de plus en plus à l’insuffisance de l’offre dans ce domaine.
Toutefois, le passage dans le langage courant de l’expression « santé mentale » doit nous inciter à la vigilance. En effet, dans les discours publics – voire, parfois, dans l’expression de certains professionnels – , les confusions sont courantes entre santé mentale, bien-être, psychologie, troubles psychiques, psychiatrie, etc.
Tentons donc une clarification, d’abord sur la santé mentale puis sur ses altérations.
Une épidémie de souffrances psychiques
En matière de santé mentale, il y aura probablement un « avant » et un « après » 2020, année qui a vu débuter la pandémie de Covid-19.
Les souffrances psychiques qui en ont découlé ont en effet conduit les professionnels à sonner l’alerte, ce qui a mené à la prise de conscience collective que « nous avons tous une santé mentale » à laquelle nous devons prêter attention. D’après Google Trends, les requêtes Internet sur la thématique « santé mentale » ont plus que doublé entre 2020 et 2024…
On constate aujourd’hui que…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Antoine Pelissolo, Professeur de psychiatrie, Inserm, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

