Le 26 avril 2023 au local toulousain du CRAS, trois tracts ont été distribués par une quinzaine de personnes pour dénoncer la « transphobie » de mon livre Les Leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, que j’étais en train de présenter. Je vais y répondre ici, malgré le côté fastidieux d’un tel exercice compte tenu des procédés d’amalgame qui sous-tendent les accusations de ce type, le caractère phobique d’une critique n’étant jamais démontré et le soupçon de possibles accointances avec l’extrême droite étant toujours, en dernier ressort, le principal élément à charge.
Les auteur-e-s de ces textes, qui remplissent au total 12 pages, s’appliquent à dénoncer mon livre… mais en contournant soigneusement son sujet principal : le postmodernisme et ses effets sur les luttes antipatriarcale et anticapitaliste. Le postmodernisme n’existerait donc pas ? Pourtant, on trouve dans leurs écrits certains traits caractéristiques de ce courant de pensée – comme de raisonner sur la base d’un « ressenti » et un mode autocentré et, en amalgamant des personnes avec des idées, de contrer une idée en l’assimilant à la « négation de l’existence » d’une personne ou d’une « minorité ».
La tendance à tout ramener à un niveau individuel et à tout analyser à partir de ses émotions, en ayant souvent pour seul point de repère et seul centre d’intérêt des petits milieux militants, fait précisément partie de ce que j’ai voulu pointer dans mon bouquin. Car si, voici un demi-siècle, il était important d’introduire du « personnel » dans des milieux militants qui privilégiaient en général le « collectif », l’excès inverse fait de plus en plus « oublier » aux milieux militants actuels l’existence des classes sociales dans leurs analyses. Ainsi, aucun des trois tracts ne parle de la réalité sociale des femmes appartenant aux « classes populaires », alors que…
La suite est à lire sur: bourrasque-info.org
Auteur:

