Le 13 février, le pôle santé publique du tribunal de Paris a ouvert une enquête visant le géant suisse Nestlé Waters (Perrier, Vittel, Hépar…) et le groupe Sources Alma (Cristaline, St-Yorre…). Une information judiciaire qui fait suite à une plainte contre X déposée par l’association Foodwatch pour « tromperie », accusant les deux groupes de traiter illégalement leurs eaux de source minérale.
Le scandale des eaux en bouteille agite l’opinion depuis plus d’un an, avec la publication d’une enquête du Monde et de Radio France, révélant que des eaux vendues comme « de source » ou « minérales naturelles » par le groupe Nestlé Waters ont subi des techniques de purification interdites. Un sujet que le Sénat a pris à bras le corps, avec l’ouverture d’une commission d’enquête à l’initiative du groupe socialiste.
« C’est franchement inaudible » : les sénateurs agacés du silence des directeurs
Ce 6 mars, les sénateurs ont auditionné des acteurs clés du scandale : l’ancien directeur de l’usine de Nestlé Waters dans le Gard, où est produite la marque Perrier, et l’actuel directeur du site des Vosges, où sont produites les marques Vittel, Contrex et Hépar. Deux auditions clés, pour comprendre les origines du scandale. Le groupe Nestlé a notamment reconnu avoir utilisé des traitements ultraviolets et au charbon actif pour purifier l’eau sur ces sites, une pratique qui n’est aujourd’hui plus en cours.
À…
Auteur: Rose Amélie Becel

