Il ne restait plus que trois jours à l’entreprise Nestlé Waters pour se mettre en conformité. Le 7 mai dernier, la préfecture du Gard a mis en demeure l’entreprise pour l’utilisation d’un système de filtration pour le traitement de ses « eaux minérales naturelles », pourtant interdit par la législation française et européenne, et lui imposait de retirer sous deux mois son dispositif. C’est chose faite désormais. Nestlé Waters a déclaré avoir remplacé ses filtres de 0,2 micron, jugés illégaux car pouvant altérer la composition microbiologique de l’eau, par des filtres à 0,45 micron.
« Toujours contaminées »
Mais la bataille entre le législateur et l’entreprise risque de se poursuivre, en particulier sur l’appellation « eau minérale naturelle », que Nestlé revendique sur ses eaux. « Le retrait ne règle rien concernant la catégorisation de Perrier en « Eau minérale naturelle », souligne dans un communiqué de presse, le rapporteur de la commission d’enquête sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille, Alexandre Ouizille. Pour le sénateur socialiste, les eaux brutes du groupe sont « toujours contaminées ». Il pointe le rapport des hydrogéologues mandatés par les services de l’Etat qui démontre que la « pureté originelle n’est plus garantie ».
D’autant que d’après la réglementation actuelle sur la filtration des eaux minérales naturelles, l’entreprise n’est toujours pas en…
Auteur: Marius Texier

