Tandis que les pharisiens et les scribes pointent Lévi comme étant un pécheur, Jésus voit en lui un malade qui a besoin d’un médecin. Il ne l’enferme pas dans sa classe sociale. Jésus remarque un homme en quête de conversion. Ainsi, le « suis-moi » est un appel à la guérison. Sans hésitation, Lévi se laisse saisir par la voix du Christ et y répond avec promptitude. Sans poser une quelconque question, il abandonne tout, se lève et le suit. N’est-ce pas là le mouvement commun à tous ceux qui se laissent interpeller par le message de l’Évangile ?
La conversion à laquelle nous appelle le Christ conduit à la Vie. Elle nous permet de nous lever « Anastas » en grec comme le verbe ressusciter) pour nous mettre à la suite du Christ. Cela exige une forme d’ascèse : l’abandon de tout ce qui nous empêche d’écouter la voix du Seigneur. C’est le pas nécessaire à faire. Pour nous y aider, la vie des saints peut être une source d’inspiration et d’encouragement. Elle nous enseigne que la conversion ne se vit pas en un claquement de doigts. Elle est un appel intérieur perpétuel. Chaque jour est une occasion « d’abandonner », de « se lever » et de suivre les pas du Christ. En cette année au cours de laquelle nous célébrons le 800e anniversaire de la mort de saint François d’Assise, nous pouvons méditer particulièrement sur son chemin spirituel.
Autres lectures : Is 58, 9b-14 ; Ps 85 (86)
Auteur: Jovic Kouepou, prêtre assomptionniste

